Le film de Bill Condon Mr Holmes nous entraîne dans l’Angleterre d’après-guerre, où un Sherlock Holmes vieillissant doit se battre contre sa mémoire défaillante pour résoudre une dernière affaire : celle de la fin de sa vie.

Mr HolmesOn est loin de la flamboyance de la série Sherlock. Ian McKellen n’est pas Benedict Cumbertach, mais les deux hommes arrivent à faire passer les même sentiments à propos du détective privé: un homme froid et qui fait mouche à coup sûr en déterrant, par déduction, les secrets les plus enfouis et les mieux gardés.

Sherlock Holmes est à la fin de savie. Il a perdu son frère et son ami le Dr Watson. Sa mémoire lui joue des tours de plus en plus fréquemment, à tel point qu’il ne se souvient plus pourquoi il a quitté Londres pour s’installer à la campagne, loin de tout. Il décide alors de mener l’enquête et de faire appel à tout ses souvenirs pour redécouvrir la raison de son exil. Accompagné d’un petit garçon curieux et admiratif qui l’aidera à faire revivre ses vieux souvenirs, Holmes finira par trouver la clef. Et pourra mourir en paix.

Ce film est intéressant, car il montre un côté de Sherlock Holmes auquel nous ne sommes pas habitués à voir: une personne faible et vieillissante. Ce n’est pas le Holmes des livres ou des films, c’est ici un homme avec des sentiments. Il découvre les affres de la solitude, ceux de l’amour aussi. Un amour rapide, mais qui l’a boulversé.

ian-mckellen-hattie-morahan-mr-holmes-sherlock-movie2Néanmoins, l’enquête sur sa propre mémoire aurait peut être méritée une autre interprétation. On se mélange un peu avec les flashbacks d’histoires secondaires qui au final n’apportent rien de plus à l’intrigue. C’était sûrement le souhait du réalisateur: nous entraîner sur de fausses pistes pour mieux trouver la solution à la fin.

A l’inverse, la relation entre Mr Holmes et Roger est une vraie réussite. Le premier souhaite passer le flambeau à ce petit garçon intelligent, ce qui n’est pas du goût de sa mère. On assiste à des confidences faites à Roger ou à des conflits. Mr Holmes fait l’éducation de Roger alors qu’il a perdu son père à la guerre. Holmes souhaite ne plus être seul, et il est prêt à tout pour conserver sa gouvernante et son fils auprès de lui. Une vraie relation s’est nouée entre ces 3 personnages.

Les décors sont superbes, la reconstitution de l’époque est à tomber et on a droit à une musique élégante au piano discret pour illustrer cette ultime enquête.

C’est donc un film touchant où nous découvrons un nouveau Sherlock Holmes, mais qui aurait peut être mérité une exploitation moins dispersée dans son sujet.

https://youtu.be/NNS6bjiSWHU

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